28 le guide AFNOR

FD Z42-029 : le guide AFNOR qui clarifie l’archivage des factures électroniques

Avec la réforme de la facturation électronique 2026, l’AFNOR publie le FD Z42-029, un fascicule de documentation qui aide les entreprises à comprendre comment archiver leurs factures électroniques dans de bonnes conditions. L’objectif est simple : sécuriser la preuve, respecter les obligations légales et éviter de confondre simple stockage et véritable archivage probatoire.

 

1. Pourquoi ce fascicule est-il important

La facturation électronique ne change pas seulement la manière d’émettre et de recevoir les factures. Elle modifie aussi en profondeur la gestion documentaire, l’archivage et la conservation des pièces justificatives. Le document rappelle que l’archivage n’est pas un sujet purement technique : il touche à la conformité, à la valeur probante et à la capacité de l’entreprise à produire ses preuves en cas de contrôle fiscal, d’audit ou de litige.

 

2. Ce que dit le document

Le fascicule s’applique à l’archivage électronique des factures dans le cadre de la réforme 2026, ainsi qu’aux documents associés tout au long de leur cycle de vie, de l’émission à la destruction. Il insiste sur trois grands enjeux : l’interopérabilité entre les systèmes, l’automatisation des échanges et la conformité d’un socle commun d’informations. Il rappelle aussi que les factures doivent rester authentiques, intègres et lisibles pendant toute leur durée de conservation.

 

3. Les points clés à retenir

Le FD Z42-029 s’appuie sur plusieurs références importantes, notamment le Code général des impôts, le Code de commerce, la norme NF Z42-013:2020, la norme EN 16931-1:2019 et le règlement eIDAS. Il rappelle que la facture électronique doit être conservée dans son format original ou dans un format du socle accepté selon le rôle de l’acteur dans la chaîne de facturation. Il précise aussi que les documents associés comme les bons de commande, preuves de livraison ou de paiement doivent être archivés avec la facture ou via un identifiant commun.

 

4. Factures : stockage et archivage

Le fascicule insiste sur une distinction essentielle : stocker un fichier ne veut pas dire l’archiver. Le stockage consiste à déposer un fichier sur un support technique, alors que l’archivage vise à organiser la conservation dans le temps avec des garanties de sécurité, de traçabilité, d’intégrité et de pérennité. Autrement dit, un SAE n’est pas un simple espace de conservation : c’est un système de preuve.

 

5. Qui doit archiver

Le document rappelle que la responsabilité finale repose sur l’entreprise assujettie, même si elle s’appuie sur une plateforme agréée, une solution compatible ou un tiers-archiveur. Les plateformes jouent un rôle important, mais elles ne remplacent pas l’obligation de l’entreprise de conserver les éléments nécessaires pour répondre à un contrôle. Le choix entre archivage interne et recours à un tiers dépend donc de la capacité de l’organisation à garantir la sécurité, la traçabilité, la disponibilité et la réversibilité des archives.

 

6. Destruction et cycle de vie

Le FD Z42-029 rappelle aussi qu’un document n’a pas vocation à être conservé indéfiniment. À l’échéance de conservation, et seulement lorsqu’il n’existe plus de litige, d’audit ou de contrôle en cours, la destruction peut être réalisée de façon encadrée, documentée et irréversible. Cette étape fait pleinement partie du cycle de vie documentaire et doit être pilotée par une politique claire.

 

7. Ce que cela change pour l’assujetti

Pour l’assujetti, la réforme ne se limite pas à la transmission des factures électroniques : elle impose aussi de mieux organiser leur conservation dans le temps. L’entreprise reste responsable de la disponibilité des factures, de leurs pièces justificatives et de leur valeur probante, même lorsqu’elle s’appuie sur une plateforme agréée, une solution compatible ou un tiers-archiveur.

En pratique, cela signifie qu’il faut vérifier plusieurs points clés : le format conservé, la durée de conservation, la capacité à retrouver rapidement les documents en cas de contrôle et la présence des éléments de preuve associés, comme les bons de commande, les preuves de livraison ou de paiement. L’entreprise doit aussi s’assurer que l’archivage choisi garantit l’intégrité, la lisibilité et la traçabilité des documents pendant toute la période utile.

Le fascicule rappelle enfin que l’archivage ne doit pas être traité comme un simple stockage technique. Pour l’assujetti, c’est un sujet de conformité et de sécurisation juridique, qui nécessite une politique claire, des responsabilités identifiées et, idéalement, un dispositif d’archivage capable de soutenir les obligations fiscales, comptables et réglementaires.

 

Contactez-nous pour aller plus loin

Contactez nos équipes pour évaluer la conformité de votre archivage de factures électroniques.

Retour en haut